Hébergement

OBJECTIF : trouver un hébergement d’urgence pour une nuit ou trois nuits maximum le week-end, pour des demandeurs d’asile déboutés et ne trouvant pas de place au 115, ou pour des nouveaux demandeurs d’asile en attente d’enregistrement de leur dossier. La notion de vulnérabilité est un critère d’hébergement.

La commission hébergement est composée de 7 membres qui, à tour de rôle, sont d’astreinte 7 jours sur 7. Elle se réunit un mercredi sur deux, de 16 à 18 heures, dans les locaux d’Itinérance.

A un moment ou un autre de leur parcours, les exilés déboutés ou pas encore enregistrés comme demandeurs d’asile sont concernés par l’hébergement d’urgence.

Le 115 est la seule solution dont ils disposent, mais il n’y a pas assez de place. De plus, les familles avec enfants scolarisés ne peuvent accepter des propositions d’hébergement un jour à Cherbourg, puis à Avranches, ou St-Lô..

Les structures d’hébergement du 115 à Cherbourg (Parking Gambetta) sont particulièrement inadaptées et insécures pour les femmes seules.

Ne pas héberger des personnes vulnérables, les renvoyer à la rue, nous semble relever de la maltraitance et de la mise en danger.

Mais nous n’avons pas assez de financements pérennes (dons, subvention de la ville, de la Fondation de France).

Hébergement d'urgence

La recherche d’un hébergement d’urgence concerne en priorité et pour une courte durée, les familles avec enfants, les femmes avec enfants, les hommes avec enfants, les femmes ou les hommes seuls particulièrement vulnérables que le 115 ne peut pas loger par manque de places disponibles.

Nous contactons alors le 115, au cas où une place se serait libérée. Dans le cas contraire, sur nos fonds propres, nous cherchons un hébergement à l’Auberge de jeunesse ou dans un des hôtels du centre ville (Hôtel d’Angleterre, Hôtel Napoléon).

Nous contactons également l’élu municipal d’astreinte, pour informer la ville de ces cas, peu visibles car les personnes concernées par un hébergement d’urgence se font très discrètes. Cette étape n’est pas toujours fructueuse, mais avec l’aide du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), il nous arrive de partager les frais d’un hébergement qui dépasse les 3 jours quand la personne est très vulnérable.

Hébergement des mineurs non accompagnés

Lorsqu’un mineur non accompagné se présente à Itinérance, nous informons d’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) de sa présence. L’ASE vient de St-Lô à Cherbourg pour les prendre en charge.

Mais certains mineurs, en transit vers l’Irlande ou l’Angleterre, ne veulent pas être pris en charge. Plutôt que de les renvoyer à la rue, nous les logeons pour une nuit en en informant l’ASE.

Financement participatif de logements locatifs

Pour loger les familles déboutées, l’association, en partenariat avec les établissements où sont scolarisés les enfants, trouve des particuliers pour prendre en charge le loyer d’un logement locatif privé. Il s’agit de familles qui attendent de rassembler tous les critères pour faire une demande d’AES (Admission Exceptionnelle au Séjour) pour raison de santé, ou pour raison humanitaire par exemple.

Une fois le financement obtenu, Itinérance se charge de trouver une agence immobilière acceptant de louer un appartement à une association, à un prix acceptable.

L’association s’acquitte des charges d’électricité, d’eau et de chauffage.

Hébergement solidaire

En partenariat avec des associations comme JRS Welcome et La Pastorale des migrants ou des particuliers, il s’agit de trouver une solution d’hébergement pérenne pour de jeunes majeurs, des femmes ou des hommes seuls particulièrement vulnérables.

Vous pouvez devenir hébergeur solidaire en cliquant ICI

Appartement de Coordination Thérapeutique (ACT)

Ce dispositif permet d’héberger une famille dont un membre est gravement malade. L’association prend en charge 10 % du loyer.